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Laurent COMBE

Directeur Général UK-SNS

Doté d’un parcours riche de plusieurs années d’expérience, Laurent a l’ambition de faire évoluer la filiale anglaise, de transformer non seulement ses installations mais également les façons d’opérer, incitant ses équipes à faire preuve de plus de créativité et à être porteur d’idées nouvelles. Un challenge à la hauteur des multiples projets engagés par la filiale, dont ceux de démantèlement pour lesquels le Royaume-Uni fait figure de précurseur dans le groupe.

Quel est ton cursus ? Pourquoi avoir choisi Perenco ?

Diplômé des Mines Paris, un stage en laboratoire m’a permis de comprendre qu’il me fallait un métier plus physique, à l’extérieur et qui m’ouvre les voies de l’aventure. J’ai donc rejoint Schlumberger en tant qu’ingénieur logging. Ma première mission m’a conduit en Algérie, pays que j’ai dû rapidement quitter, compte tenu des événements politiques, pour rejoindre l’Argentine où je suis resté 3 ans. La redondance des missions et la difficulté à faire évoluer ma carrière m’ont motivé à postuler chez Perenco, entreprise qui m’avait été recommandée par une relation. C’est vraiment à ce moment-là qu’a débutée l’aventure !

Quel est ton parcours chez Perenco ?

J’ai démarré comme ingénieur production puis chef de site en rotation au Gabon, sur des champs offshores, pendant 2 ans, avant d’être muté au Cameroun où je suis également resté 2 ans. J’étais très heureux de l’organisation 6 semaines/6 semaines, moi qui n’avais eu jusque-là que 3 semaines de vacances en 3 ans. Spécialisé réservoir, j’ai appris le métier d’opérateur pétrolier sur le terrain. Quatre ans plus tard, mon expérience passée et le fait que je parlais couramment espagnol, m’ont permis d’être nommé directeur Géosciences en Colombie, poste que j’ai également occupé au Venezuela, au démarrage de la filiale.

En 2002, Perenco a ouvert l’Equateur avec un important projet de développement en pleine forêt, une première pour l’entreprise qui était uniquement spécialisée sur la reprise de champs matures. On m’a proposé de prendre la direction des opérations et des projets, puis en 2004, au départ du chef de filiale, la direction générale. J’ai particulièrement apprécié cette expérience pour laquelle le siège nous a véritablement confié des responsabilités, en nous laissant une grande autonomie, avec un processus décisionnel très court. 

J’y suis resté 3 ans avant de rejoindre, en 2007, la filiale anglaise dont les bureaux étaient à l’époque à Londres. J’y ai occupé le poste de directeur général. 

En 2010, j’ai été nommé directeur technique du groupe. Je pilotais les Projets et Pré-projets, la Marine, les Services Informatiques, la Chaîne Logistique et la Production, et ce jusqu’en 2016. J’ai ensuite occupé différentes fonctions, notamment responsable de zone et directeur des opérations, avant de reprendre la direction de la filiale anglaise en 2017, sur la partie Mer du Nord, poste que j’occupe actuellement.

Quels sont tes missions et les enjeux de ta fonction ?

En tant que responsable de la filiale, ma principale mission consiste à mettre en place et garantir le budget validé par la direction du groupe, en prenant en compte la réalité terrain et les particularités locales.

Au Royaume-Uni, nos actifs sont très anciens. L’enjeu consiste donc à relever de véritables défis techniques pour maintenir nos coûts de production et assurer la rentabilité de la filiale, tout en prenant en compte un environnement très encadré et régulé, avec des standards élevés et des modes de travail assez conservateurs. Contrairement à d’autres filiales du groupe, les équipes sont peu mobiles. Nous sommes donc attachés à insuffler, encore aujourd’hui, l’esprit et les valeurs de l’entreprise, à motiver nos collaborateurs à s’ouvrir aux idées nouvelles et à faire preuve d’ingéniosité.

Enfin, compte tenu de l’ancienneté de nos plateformes, certaines datent de 1968, nous sommes amenés à développer une activité de démantèlement. D’ici 25 ans, 60 plateformes seront concernées. En 2017, nous avons créé un département dédié, avec une équipe composée d’anciens opérateurs pour le démantèlement des installations de surface, de responsable de projets pour la partie levage, de responsables des permis, des contrôleurs de coûts et des spécialistes des opérations de puits.

Comment travailles-tu en équipe ? Quelles sont tes relations avec les autres directions de filiales ?

J’apprécie de travailler au plus près des équipes dans la limite du possible ; la filiale compte 1 200 personnes. Je peux m’appuyer sur une équipe de direction complète basée à Norwich, à l’exception de la partie légale qui reste à Londres. 

Nous avons de nombreux échanges avec les équipes de Wytch Farm, notamment pour les Ressources Humaines et les Achats, que nous gérons pour eux. Les échanges sont plus informels avec les autres directions de filiales. 
 

Quelle vision pour demain ?

D’ici 2 ou 3 ans, si nous maintenons notre stratégie d’investissement, nous aurons un magnifique outil de production, plus rationnel, et adapté à nos besoins. C’est un vrai challenge pour la filiale et l’ensemble de l’équipe, qui doit également faire preuve de mobilité et de créativité.